lundi 25 septembre 2017

Visite de mon jardin organisée par la FREDON Nord-Pas-de-Calais lors de la formation des vendeurs en jardinerie



Dans le cadre d'une formation des conseillers vendeurs des jardineries ayant signé la Charte Jardineries, aux techniques de jardinage naturel, La FREDON Nord-Pas-de-Calais m'avait demandé de faire visiter mon jardin en permaculture.







Qu'est-ce que la FREDON Nord-Pas-de-Calais?

C'est la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles Nord Pas-de-Calais.
C'est un Organisme à Vocation Sanitaire dans le domaine du végétal, expert en santé des végétaux dont le but est la surveillance, la prévention et la lutte contre les dangers sanitaires.

(source FREDON Nord-Pas-de-Calais http://www.fredon-npdc.com/pages/presentation_de_la_fredonpag.html )







Qu'est-ce que la charte Jardineries ?

"Il s'agit de la charte "jardiner en préservant sa santé et l'environnement".

Ses principaux objectifs  :
-      Promouvoir le jardinage écologique et orienter le plus possible le conseil à destination des jardiniers amateurs vers les techniques alternatives aux produits phytopharmaceutiques,
-      Préserver la ressource en eau,
-      Lutter contre les plantes exotiques envahissantes.

Engagement des points de ventes signataires :
- Encourager l'amélioration des pratiques. Les vendeurs sont, pour cela, formés aux risques liés à l'utilisation des pesticides sur la santé et l'environnement, et aux techniques de jardinage au naturel.
- Valoriser les solutions sans pesticides présentes dans la surface de vente. Des supports de communication sont mis à leur disposition pour atteindre cet objectif.
- Limiter la vente de plantes qui peuvent s'avérer envahissantes dans les milieux naturels"

(source FREDON Nord-Pas-de-Calais http://www.fredon-npdc.com/pages/jardineriespag.html )






Bien évidemment, j'ai oublié de leur parler de plein de choses... Mais, j'espère que cette visite aura pu leur donner une vision de ce que l'on peut produire sans pesticides ni engrais chimiques.

samedi 23 septembre 2017

Quelques exemples de légumes d'hiver (vidéo)

Quelques exemples de légumes d'hiver (vidéo)


Dans cette vidéo, je vous montre une partie de mes légumes d'hiver et notamment des variétés qui restent dans le jardin tout l'hiver et gèlent et dégèlent sans problèmes.




mercredi 20 septembre 2017

Nems de consoude et sauce vinaigrette



Aujourd'hui, je vous propose une recette de Nems de consoude, avec l'aimable autorisation de Katy Gawelik du blog Les Gourmandes Astucieuses.

Si vous suivez ce blog, vous savez que j'ai pas mal de consoude un peu partout dans le jardin, tellement c'est une plante sauvage utile. (Je vous renvoie à mes articles http://ecolo-bio-nature.blogspot.fr/2011/08/la-consoude.html et http://ecolo-bio-nature.blogspot.fr/2012/09/mon-legume-prefere-la-consoude.html)

On peut notamment la manger et l'avantage d'en faire des nems, c'est que la partie externe rugueuse sert de velcro.

Pour cette recette, il vous faut :
- du riz cuit (10 bonnes cuillères à soupe)
- 8 grandes feuilles de consoude
- du vert d'oignon
- 15 feuilles d'origan sauvage
- de la sarriette
- de l'ail déshydraté bio
- du sel
- 1 cuillère à café de moutarde bio
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive bio
- 1 cuillère à soupe de vinaigre d'alcool blanc bio


Commencez par laver les plantes cueillies dans le jardin. Pour faire la farce, mettez dans un saladier, une dizaine de cuillères de Riz cuit, le vert d'oignon, l'Origan et la Sarriette émincés finement, une grosse pincée d'ail déshydraté bio et 1 pincée de sel.

Faites bouillir de l'eau dans un grand faitout.  Faites blanchir rapidement les feuilles de Consoude, pour les ramollir un peu. (Cela va très vite : de 10 à 20 secondes, suivant leur taille. Il faut éviter qu'elles ne se déchirent.)

Prenez une feuille et étalez-la sur une surface plane. Mettez au centre un peu de farce. Commencez à rouler délicatement en rabattant les bords et roulez jusqu'au bout.
Faites la même chose pour les autres feuilles.

Préparez la vinaigrette, en mélangeant 1 petite cuillère à café de moutarde bio, 1 cuillère à soupe d'huile d'olive bio et 1 cuillère à soupe de vinaigre d'alcool blanc bio.

Il vous suffira ensuite de déguster les nems en les trempant dans la vinaigrette.

Vous pouvez retrouver la recette pas-à-pas en image sur le blog Les Gourmandes astucieuses en cliquant ici : http://lesgourmandesastucieuses.blogspot.fr/2013/07/nems-de-consoude.html




lundi 18 septembre 2017

Assumons nos responsabilités




Je vous propose un extrait du livre de Thomas Siceaux Ciao Bazar

"Prendre ses responsabilités consiste à endosser toutes les conséquences de ses actes. Nous ne pouvons être à moitié responsables. Nous le sommes ou nous ne le sommes pas. [...]

Au même titre que je suis responsable de payer la facture d'électricité pour avoir fait fonctionner mes machines, mon chauffage et mes luminaires, je le suis lorsque je consomme un produit lié de près ou de loin à la déforestation de la forêt amazonienne, mais aussi responsable d'une partie de la souffrance des peuples chassés de leurs terres où pousse cette forêt. Prendre ses responsabilités en conscience consiste à choisir ses actes en fonction des conséquences à gérer.

Ce qui est fait est fait. Se culpabiliser n'aidera en rien. Se cacher la vérité, non plus.
En revanche, nous pouvons dès maintenant choisir de construire au même titre que nous avons choisi de détruire. Choisir, nous le faisons tous les jours. Nous choisissons notre itinéraire pour aller travailler, la cuisson de notre baguette, nos vêtements pour être à notre meilleur. Choisissons un mode de vie qui nous permet d'assumer avec joie toutes les conséquences de nos actes. A chacun d'entre nous de mettre ses choix au service de ce qu'il veut profondément. Quelles que soient les motivations de notre choix de consommer autrement : se déculpabiliser, recouvrir son humanité, laisser un monde viable aux futures générations..., la priorité pour l'équilibre de notre environnement est de choisir de faire différemment.



Et même si ces nouveaux choix créent dans un premier temps frustration et manque, ils laisseront rapidement place à la joie de retrouver son intégrité du fait de respecter le vivant.

Le pont entre mon panier de course hebdomadaire et l'état de la planète peut paraître immense. Il vous est peut-être encore difficile de voir que chaque cuillère de votre pâte à tartiner préférée contribue au saccage de la forêt amazonienne ou  que la production de votre soda favori appauvrit en eau des tribus entières à l'autre bout de la planète.

Même si dans un premier temps nous révisons notre copie de consommateur responsable en consommant localement, il reste donc important de redécouvrir nos véritables besoins pour consommer dans la quantité et la qualité adéquates. De les recadrer en phase avec la saison et le rythme d'approvisionnement. De quoi mettre au défi le capricieux qui est en chacun de nous qui incite sans cesse au "tout, tout de suite", ennemi juré d'une consommation raisonnée. [...]

Prendre ses responsabilités, c'est laisser entrer le problème commun dans son espace privé afin de gérer la partie qui nous appartient. Garder la tête dans le sable et se défausser sur les autres est, certes confortable (un temps) mais nous coupe surtout de notre pouvoir de changer le cours des choses par nous-mêmes, pour nous-mêmes. Regarder les conséquences de ses actes permet de reprendre contact avec son pouvoir de création, de mettre en action son libre arbitre et de créer ce que nous voulons vraiment. [...]



Prendre ses responsabilités en habitant cette planète souffrante commence donc par regarder l'hémorragie en face, puis décider de la soigner délibérément en choisissant de poser les actes cohérents pour prévenir plutôt que guérir."


Pour ma part, il y a longtemps que j'ai pris mes responsabilités. J'ai fait mes choix et je les assume...Et vous ?


samedi 16 septembre 2017

Formation aux nouvelles techniques « sans pesticides » des agents municipaux de Vendin-lez-Béthune



Hier, j'ai formé les agents techniques de ma commune, Vendin-lez-Béthune, aux nouvelles techniques « sans pesticides ».

Nous avons vu ensemble comment mettre en place le "zéro phyto", en fonction des contraintes d'entretien (l'entretien d'un parterre devant une mairie est différent de celui d'un espace vert) et de sécurité (les contraintes de sécurité sont différentes pour un rond-point ou par exemple un parking).

Je leur ai également proposé des techniques de remplacement des produits phytosanitaires et donné des recettes d'utilisation de plantes sauvages, ainsi que des recettes de purins et de décoctions, des idées d'aménagement et de paillage, etc.
Et nous avons réfléchi aux différents arguments à mettre en avant pour convaincre la population.

Après la partie cours théorique, nous sommes passés à la pratique. Ils m'ont fait découvrir leur nouveau matériel et notamment un mini motoculteur chargé de désherber les zones en gravillons.







Nous sommes allés ensuite sur le terrain, à différents endroits du village afin de voir "en situation" ce qui avait déjà été mis en place et comment appliquer concrètement les informations du cours théorique ou améliorer ce qui avait déjà été fait.

Ce fut une matinée d'échanges très intéressante. Merci à tous les agents techniques pour leur participation active et leur implication.



mercredi 13 septembre 2017

Visite à la Ferme d'autrefois à Saint-Vallier-de-Thiey



Je vous propose une petite vidéo de la Ferme d'autrefois de Guy Weyrath et sa femme à Saint-Vallier-de-Thiey.

Le couple est à la fois apiculteur, éleveur et maraîcher et utilise la permaculture. Il est autonome en énergie et en nourriture.




lundi 11 septembre 2017

Contre l'oïdium, utilisez du bicarbonate !



En fin de saison, l'humidité résiduelle due aux différences de température entre le jour et la nuit, provoque une apparition de l'oïdium sur les feuilles des plantes comme les courgettes, les concombres, la vigne, etc.

L'oïdium est un champignon qui ressemble à de la poudre blanche grisâtre et qui apparaît sur les feuilles, provoquant ainsi le dessèchement de la plante, qui s'affaiblit et meure.






Comment lutter ?

Comme l'oïdium est un champignon, on peut puiser dans notre pharmacie naturelle réservée aux traitements fongiques.

Aux premiers signes d'infestation (quelques petites taches sur les feuilles), une pulvérisation de lait demi-écrémé peut suffire. Une pulvérisation de décoction d'ail peut également avoir le même effet.

Mais, si le champignon se développe, seul le bicarbonate de soude peut avoir une chance de stopper la maladie. Il va empêcher les spores du champignon de se développer.

Pour cela, il faut pulvériser les feuilles toutes les semaines avec une préparation de 10 gr de bicarbonate par litre d'eau. Vous pouvez ajouter un peu de savon noir liquide au mélange pour que le bicarbonate adhère plus facilement aux feuilles.

Supprimez régulièrement les feuilles les plus atteintes.

Si vous constatez de bons résultats, continuez jusqu'à disparition de l'oïdium et alternez les pulvérisations avec du purin de prêle qui renforcera la plante.

Mais, si le champignon a envahi toute la plante et que celle-ci est déjà en train de se dessécher, il est hélas trop tard...


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samedi 9 septembre 2017

Ne laissez pas la terre à nue après les récoltes



Après les récoltes, il ne faut surtout pas laisser la terre à nue. Cela provoque un phénomène de lessivage des nutriments et la formation d’une croûte asphyxiante et imperméable.


Que pouvez-vous faire ?

Vous pouvez pailler votre sol, mettre du compost en cours de décomposition, du fumier ou du BRF ou semer des engrais verts.





Quel type de paillage utiliser ?


  • de la paille (bio) et/ou du foin
  • des cendres
  • des feuilles broyées
  • des plantes, des engrais verts ou des déchets végétaux hachés
  • des herbes (non montées à graines)
  • des plantes aromatiques coupées grossièrement
  • du carton ou des sacs de jute
  • des broussailles
  • des cosses de pois ou de haricots
  • des résidus de récolte 
  • des coquilles de noix ou de noisettes broyées
  • des cosses de cacao broyées
  • des paillettes de lin
  • des tiges de fleurs hachées
  • des broyats de miscanthus, herbe de la pampa et graminées
  • de la tonte de pelouse séchée (en fine couche)
  • des algues
  • de la laine de mouton
  • etc.



Vous pouvez également opter pour des engrais verts.





Qu'est-ce qu'un engrais vert ?


Un engrais vert a pour fonction de nourrir et d’améliorer le sol. De plus, le système racinaire de certains d’entre eux permet de décompacter les sols trop lourds et de les rendre plus meubles. Ce sont aussi des réservoirs de potassium, d’azote ou de phosphore, dans lesquels les plantes pourront venir puiser pour bien grandir.

La culture d’engrais verts en fin de saison est une culture de couverture qui empêche le sol de se retrouver nu. En cette période, ils n'auront pas le temps de finir leur cycle, mais ce n'est pas grave, leur fonction ici est principalement de servir de couverture.



Quel type d'engrais vert utiliser ?

  • les brassicacées comme la moutarde blanche ou le colza. Elles luttent contre les adventices (mauvaises herbes), désinfectent le sol et fixent l’azote. Mais, il ne faut pas les semer avant et après des légumes de la même famille comme le chou ou le navet, car cela pourrait favoriser le développement des maladies spécifiques de cette famille.


  • les poacées comme le sarrasin, le seigle, l’avoine. Elles forment de nombreuses racines et seront surtout utilisés pour ameublir le sol.


  • les fabacées comme les fèveroles, la vesce, le lupin, le sainfoin, la luzerne, le trèfle rouge ou violet. Elles servent plutôt à fixer l’azote dans le sol et à détruire les nématodes (minuscules parasites des plantes).


  • les herbacées comme la phacélie (qui est une Hydrophyllacée). Elles poussent rapidement et en quantité, aèrent les sols en profondeur et améliorent leur structure.
Coupez-les avant les gelées et laissez-les sur le sol, si elles sont en fleurs, sinon laissez faire la nature. Les gelées provoqueront leur destruction et elles se coucheront d'elles-mêmes sur le sol.



Mes astuces :

Afin de couvrir le sol, dans certains carrés ou certaines buttes, je jette mes vieilles graines (de plus de 10 ans) ainsi que des graines récupérées sur certaines plantes montées à graines comme le persil, les blettes, la roquette, la capucine, etc. Non seulement ces plantes en poussant vont couvrir le sol mais elles vont aussi, en attendant les gelées, me permettre encore de réaliser de nombreuses et délicieuses salades de jeunes pousses. De plus certaines d'entre-elles repartiront au printemps si l'hiver n'a pas été trop rude.
Je sème aussi des variétés de laitues résistances (comme Grand-mère ou rouge grenobloise), de la Mizuna, des choux feuilles, des radis d'hiver, des épinards d'hiver, etc. qui me servent de nourriture l'hiver et de couverture du sol en même temps.


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mercredi 6 septembre 2017

Pourquoi le zéro phyto c'est important ?



Comme vous le savez certainement, avec la Loi Labbé (Loi n° 2014-110 du 6 février 2014, du code rural et de la pêche maritime), les communes ne peuvent plus utiliser de pesticides sur l'ensemble des espaces publics depuis le 1er janvier de cette année et à partir de 2019 la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnels seront interdits.

Un petit rappel : Un produit phytosanitaire (ou pesticide) est un produit qui lutte contre les organismes considérés comme « nuisibles ». Cela comprend 


  • les insecticides (lutter contre les insectes), 
  • les fongicides (champignons), 
  • les herbicides (végétaux), 
  • les rodenticides (rongeurs) 
  • et les molluscicides (limaces, escargots).




Mais, pourquoi est-ce important ?


Les produits phytosanitaires font courir de nombreux risques.

1)      Pour les individus

De manière directe, toute personne en train de pulvériser les différents produits, est très exposée aux impacts des pesticides, car elles est en contact direct avec ces produits, même lorsqu'elle porte une combinaison (selon la Mutualité sociale agricole  98 % des équipements de protection individuelle ne sont pas étanches). 

De manière indirecte, les personnes passants à proximité (respiration des molécules volatiles des produits) ou en contact avec la surface traitée (contamination par frottement ). Un enfant cueillant des fleurs ou jouant dans la pelouse, si ces endroits ont été traité, risque donc d'être contaminés. Les animaux, domestiques ou non, courent aussi des risques.

Les maladies encourues peuvent aller d'une simple allergie ou des maux de tête, à une maladie de Parkinson, en passant par des cancers ou Alzheimer, etc.




2)      Pour l’alimentation par contamination

Les résidus de pesticides (présents dans l’eau, l’air, le sol, la plante) se retrouvent dans notre alimentation. Les risques importants sont de plus aggravés par l’effet cocktail (mélange des différentes substances dans l’organisme).



3)      Pour la Planète 

Impacts sur le climat : les pesticides sont fabriqués à partir d’énergie fossile.

Impacts sur la qualité de l’air, de l’eau et du sol : les pesticides perturbent la biodiversité (disparition ou déclin d’espèces) ainsi que l’activité biologique du sol, empoisonnent l’eau (destruction de la faune et de la flore aquatique, eau demandant des traitements de plus en plus importants pour la rendre potable) et l’air.

Un exemple chiffré : en 2011, 377 pesticides différents ont été détectés au moins une fois dans 93% des cours d’eau français. Dans 19% de ces cours d’eau, on a relevé plus de 20 pesticides différents.



lundi 4 septembre 2017

Des néos paysans en permaculture en Limousin



Je vous emmène aujourd'hui visiter les Jardins de Pan, une micro ferme en permaculture dans le Limousin.

Commençons par une interview de ces néos paysans Claire et Philippe :




Et voyons maintenant la ferme en elle-même :




Terminons par un petit tour pour découvrir les dernières évolutions :


samedi 2 septembre 2017

C'est le moment de récupérer ses graines

C'est le moment de récupérer ses graines


Avez-vous commencé à récupérer vos graines ?

Savez-vous pourquoi c'est important ? Et bien, cela permet de conserver et perpétuer des variétés anciennes qui sinon disparaîtraient, d'être autonome au niveau de ses semences, de sélectionner les meilleurs plantes.
On crée aussi du lien social par l'échange et le partage de graines. A ce propos, n'oubliez pas d'alimenter les grainothèques !!

Si vous ne savez pas faire vos graines, je vous renvoie à mes différents articles sur le sujet :

Pour terminer, je vous propose une excellente vidéo de Jean-Luc Brault de Graines del Païs qui nous parle de son métier d'artisan semencier et de l'intérêt de faire ses graines.

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