mercredi 22 février 2017

Mon Keyhole Garden dans un livre allemand



L'année dernière, j'ai été contactée par un éditeur allemand qui m'a demandée si j'acceptais que des photos de mon Keyhole Garden figurent dans un livre allemand de jardinage intitulé Hochbeete und Schlüssellochgärten écrit par Brigitte Kleinod et Manfred Stiebler.

Le livre est consacré aux jardins surélevés et aux jardins en trou de serrure.

Ne parlant pas allemand, les échanges ont eu lieu en anglais que je ne parle pas vraiment non plus, (malgré 2 séjours aux Etats-Unis). Heureusement, il y a Reverso !

J'ai envoyé 3 photos de mon Keyhole Garden, 2 ont été choisies et le livre vient de sortir.









lundi 20 février 2017

La récolte des miscanthus



Comme les nouvelles pousses de miscanthus sont déjà en train d'apparaître, c'était donc le moment de procéder à la récolte (même si en général elle a lieu en mars).






Les miscanthus sont pour moi une denrée précieuse, car j'évite au maximum d'utiliser de la paille de céréales (blé en général) qui est un des produits qui reçoit le plus de pesticides et qu'il est très difficile de trouver en bio, dans la région.





Ils servent en paillis dans la spirale d'aromatiques ou dans les carrés de culture et en litière pour les poules et les canards.




Les pieds sont encore jeunes donc ils ne sont pas encore très touffus et la récolte est loin d'être suffisante pour ne plus utiliser du tout de paille, mais un jour viendra où je n'utiliserai plus de paille de céréales du tout.




Il ne restera plus qu'à couper tout ça... avec les moyens du bord (brin par brin au hache herbe ou en paquets à la serpe) car je n'ai toujours pas trouvé de hache-paille.




Si vous avez cela dans une grange, je suis acheteuse ! 😉


(source dernière image : wikipédia)


samedi 18 février 2017

Badigeon au blanc arboricole

Badigeon au blanc arboricole


Cette année, j'ai voulu tester le blanc arboricole sur quelques-uns de mes arbres fruitiers. Gribouille, ma chatte a utilisé certains troncs de mes fruitiers comme grattoir et ceux-ci sont donc fragilisés.

Pour leur fournir une barrière antiseptique contre les champignons, les mousses et les lichens dans lesquels viennent s'installer les parasites et certaines maladies, j'ai voulu utiliser une vieille recette de mon grand-père à base de chaux. J'ai donc décidé de tester le badigeon à l'ancienne Blanc arboricole Naturasol d'Algoflash.

La chaux est une matière naturelle qui provient de la décomposition du calcaire. Son défaut est d'être corrosive.

J'aurai pu aussi préparer une autre recette traditionnelle, à base d'huile de colza, d'argile verte et de cendre, mais le pot Algoflash étant prêt à l'emploi, je me suis dit que j'allais gagner du temps.


Badigeon au blanc arboricole


J'ai choisi un jour ensoleillé, sans vent et j'ai vérifié auprès de la météo qu'il n'allait pas pleuvoir dans les 24 à 48 h. J'ai mis des gants et des manches longues, car la chaux est corrosive. J'ai commencé par brosser l'écorce des arbres, à l'aide d'une brosse lave-pont pour enlever les mousses et lichens.


brossage à la brosse lave-pont


Puis j'ai bien secoué le pot avant de l'ouvrir. Une fois ouvert, j'ai du aller chercher un morceau de bambou afin de mélanger le produit, car le fait de l'avoir secoué n'avait servi à rien. J'ai passé un temps fou à décompacter et mélanger le bloc de chaux. Finalement, afin de rendre la préparation crémeuse, j'en ai versé une partie dans un vieux saladier et j'ai écrasé le morceau avec une cuillère puis j'ai mélangé. En fait, la préparation de mon autre recette ne m'aurait pas pris plus de temps ! La version du produit en bombe aérosol évite certainement ce désagrément. Enfin, on est toujours trop pressé et lorsque l'on voit prêt à l'emploi, on s'imagine toujours qu'il n'y a plus rien à faire !




Une fois la texture bien homogène, j'ai pris le pinceau et j'ai badigeonné consciencieusement chaque tronc, jusqu'au premières grosses branches, en insistant bien sur les zones abîmées.










J'espère que cela sera efficace. En attendant, je trouve cela très joli. Je me demande s'il ne serait pas amusant (et surtout sans risque pour les arbres) d'ajouter un peu de pigments naturels dans le badigeon ; ainsi il serait possible d'avoir des troncs de toutes les couleurs !













mercredi 15 février 2017

Retour sur la conférence Permaculture pour les Colibris en Artois



Lundi soir, j'ai donné une conférence sur la permaculture, en compagnie de Mr Philippe Blairy, à la Charité de Béthune, invitée par le groupe Colibris en Artois.




Philippe a présenté rapidement la partie humaniste de la permaculture et moi j'ai détaillé les principes de la permaculture et développé la partie jardinage dans une zone urbaine ou péri-urbaine.
Enfin, Philippe nous a présenté une permaculture plus "sauvage", plus adaptée à la campagne, ainsi que quelques plantes sauvages comestibles. 




Nous avons pu projeter quelques images de nos jardins respectifs. Le public a pu ainsi découvrir que la permaculture ne se réduisait pas à une solution standardisée, mais que même si les principes sont les mêmes, les solutions étaient différentes selon les lieux et les surfaces disponibles.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser cette photo, la salle était pleine (un bon tiers des personnes est arrivé au démarrage de la conférence).



Malheureusement le temps des questions a dû être écourté, car l'association Colibris avait sa réunion mensuelle à tenir ensuite. Mais, je pense que Philippe et moi avions, dans nos interventions, déjà bien développé le sujet.

J'espère, lors de cette soirée, avoir pu propager un peu plus le virus du jardinage bio et le la permaculture...

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lundi 13 février 2017

Produire à mort, un modèle usé ?



Depuis des siècles la terre a nourri nos familles et nous a nourri. Mais, depuis la fin de la seconde guerre mondiale l'agriculture paysanne s'est transformée en agriculture industrielle puis en agrobusiness.

Produire toujours plus, avec toujours plus de profits, peu importe la qualité ou les destructions engendrées, seul le profit comptait !

Résultat  ? Les terres sont saccagées, nos corps sont empoisonnés, nous sommes de plus en plus victimes de maladies résultantes de ces problèmes.

Si nous voulons survivre et sauver la planète, il faut réinventer l'agriculture à taille humaine, mais saurons nous le faire à temps ?


Pour aller plus loin...
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samedi 11 février 2017

Machette ou coupe-coupe, un tranchant parfait pour travailler au jardin



Même si on ne vit pas dans la jungle ou sous les tropiques, une machette (appelée également un coupe-coupe) peut être utile au jardin, pour couper la végétation. 

C’est une sorte de croisement entre un grand couteau et une épée. Le manche est court et la lame fait en moyenne 40 cm, mais peut aller jusque 70 cm. 

Que ce soit pour débroussailler, couper des ronces, des branchages, une coque dure ou même pour hacher rapidement des végétaux, la machette est un outil pratique, utilisé partout dans le monde.

Hélas, elle sert aussi parfois d’arme de guerre (comme durant le génocide du Rwanda ou récemment dans les faits divers).

Sa forme et son nom diffèrent selon son origine : Kukri au Népal avec une lame fortement courbée, Barong aux Philippines, Bolo en Asie du Sud-Est et en Océanie, Panga en Afrique, Coupe-coupe en Afrique francophone, Parang en Malaisie avec une lame droite, Golok en Indonésie, Latin machette au Brésil, en Équateur et au Salvador.

Mais sa solidité est toujours reconnue, d’ailleurs son nom signifie « petit marteau » en espagnol. Pour preuve, un seul coup de machette suffit à ouvrir une noix de coco en 2.




La lame est fabriquée généralement en acier au carbone, plus souple et pratiquement incassable, mais qui a malheureusement tendance à rouiller, car il n’est pas inoxydable. Le manche en bois ou plus rarement en plastique est riveté sur la lame.

On peut en acheter en jardinerie. Elles ne sont pas vendues aiguisées (par sécurité), vous devez donc le faire vous-même, avant la toute première utilisation, à l’aide d’une lime tiers-point ou une pierre à eau et bien sûr le faire régulièrement ensuite. Vu la taille de la lame c’est parfois un travail fastidieux, mais qu’il ne faut pas bâcler pour avoir un outil pouvant travailler de manière optimum. 




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mercredi 8 février 2017

Accueillez les plantes médicinales dans votre jardin pour améliorer votre santé



Les plantes médicinales sont faciles à cultiver.

Vous pouvez les mettre aussi bien au jardin, que dans un carré de culture, une spirale d'aromatiques ou même en pots. Elles ont de nombreuses propriétés utiles pour améliorer notre santé et elles permettent également de soigner les autres plantes ou de neutraliser certains de leurs parasites.

Vous pouvez choisir de les semer ou acheter des plants à repiquer.




Elles étaient très utilisées au Moyen-Age et sont, petit à petit, tombées dans l'oubli, les lobbies pharmaceutiques ayant tout fait pour que la formation d'herboriste disparaisse.

Selon le type de plante, on utilise plutôt la fleur, le fruit, le bourgeon, la feuille, la graine ou la racine. On peut les utiliser fraîches ou séchées.

Si vous les faites sécher, il faut le faire correctement afin de conserver tous les principes actifs. De plus, dans certains cas, comme pour l'aspérule odorante, un mauvais séchage peut rendre la plante toxique.

Pour la récolte, il faut utiliser un matériel bien affûté et propre (ciseaux, couteau, sécateur, faux, faucille), afin de ne pas blesser la plante. Elle se fait par une journée ensoleillée, en fin de matinée, pour que la rosée soit évaporée. Ne placez pas votre récolte dans un sac plastique, elle risquerait de fermenter, ni dans un récipient en fer, elle risquerait de s'oxyder. Utilisez plutôt un panier en osier ou un sac en papier. 





La période de récolte diffère selon l'utilisation :

- on récolte les feuilles avant l'apparition des bourgeons, qui eux se récoltent avant leur éclosion
- les fleurs se cueillent à peine ouverte, en début de floraison
- les fruits se cueillent bien mûrs
- les tiges se récoltent en hiver
- les racines ou rhizome se récoltent à l'automne.

Les plantes médicinales doivent être mises à sécher immédiatement après la récolte. 


  • Commencez par un tri pour enlever les parties mortes, malades ou abîmées. Lavez et retirez également la terre ou les petits cailloux des racines.
  • Effeuillez les plantes pour lesquelles seules les feuilles seront utilisées.
  • Etalez les plantes sur une seule couche, sur des claies ajourées, du fin grillage ou du papier et entreposez-les dans une pièce bien ventilée, à l'abri du soleil, à une température de 26 à 33 °, pendant quelques jours. Vous pouvez également utiliser un déshydrateur électrique pour gagner du temps, mais ne dépassez pas la température de 35°.


Vous pourrez ensuite les conserver dans des boites ou des bocaux hermétiquement fermés.



Pour aller plus loin... 

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