samedi 31 mars 2018

Echangez vos pesticides contre des pommes bios !



S'il vous reste encore des bidons de pesticides, c'est le moment de vous en débarrasser une bonne fois pour toutes !!

Ce samedi 31 mars et les vendredi 6 et samedi 7 avril, les magasins Botanic vous reprennent vos pesticides et vous offrent en échange un paquet de pommes bios.


Les produits phytosanitaires entamés ou non utilisés doivent être rapportés en magasin dans leur emballage d'origine. Ils seront pris en charge par une société spécialisée dans le tri des déchets, la Sté Triadis et seront éliminés.


De nombreuses animations auront également lieu en magasin.




(source image www.botanic.com)

mercredi 28 mars 2018

Connaissez-vous le Shinrin-Yoku ?



Le terme japonais Shinrin-Yoku peut se traduire par "bain de forêt". En France, on parle de sylvothérapie.

Cette technique est très utilisée au Japon (archipel vert comportant plus de 4800 km de forêt). Cela consiste à se promener en forêt, lentement, et à en ressentir l'atmosphère, à se reconnecter à la nature avec nos 5 sens. Il faut s'imprégner des sons, des odeurs, ressentir les émotions, les sensations, voir les couleurs, la lumière, etc. et être ouvert à ce qui se passe autour de soi.




Notre ADN est génétiquement programmé pour se sentir bien dans la nature. Cette connexion est très importante pour notre santé.

Prendre un bain de forêt de 2 heures, régulièrement (au moins une fois par mois) permet :
  • de diminuer la pression artérielle,
  • de réduire le stress,
  • d'améliorer les fonctions cardiovasculaires,
  • d'améliorer le métabolisme,
  • de diminuer le taux de glycémie,
  • d'améliorer la concentration,
  • d'améliorer la mémoire,
  • de faire disparaître la dépression,
  • d'abaisser le seuil de la douleur,
  • de donner plus d'énergie,
  • de renforcer le système immunitaire,
  • d'augmenter le nombre de cellules NK (les lymphocytes tueuses de cellules indésirables),
  • d'accroître la production de protéines contre le cancer,
  • de faciliter la perte de poids,
  • de favoriser le sommeil,
  • d'augmenter la bonne humeur,
  • d'accroître la créativité,
  • etc.



Vous pouvez également enlacer les arbres pour ressentir leur énergie comme le montre cette vidéo :




Vous pouvez sélectionner un type d'arbres en fonction de ses bienfaits (cela vous permet en même temps d'apprendre à reconnaître les différentes espèces). Par exemple :
  • l'épicéa a des effets toniques,
  • le sapin améliore la concentration et régule les émotions,
  • le bouleau donne confiance en soi,
  • le noyer redonne de l'énergie vitale,
  • etc.

Comme vous venez de le voir, le Shinrin-Yoku est une médecine naturelle qui ne coûte pas cher et qui est sans effet secondaire néfaste. Alors vous commencez quand ?


          

(source images : pixabay, wikipédia)

lundi 26 mars 2018

Comment stratifier des graines ?



Je vous propose aujourd'hui une vidéo dans laquelle je vous présente une technique de stratification des graines durant l'hiver. Il suffit ensuite de les semer au printemps et d'attendre que ça pousse !

En effet, certaines graines dont l'enveloppe est très dure ont besoin d'être stratifiées pour pouvoir germer. Par cette opération, la coque va se ramollir, la graine va sortir de sa dormance et le germe va pouvoir sortir.

En général, on stratifie des graines en les mettant dans de la terre ou du sable, dehors. Mais je vous propose ici une autre technique.




                

samedi 24 mars 2018

Rencontre avec Gregory Derville



Je vous ai déjà parlé de Gregory Derville et de son livre La Permaculture : en route pour la transition écologique dans mon article Permaculture et transition écologique.

Mardi soir, il est venu le présenter lors d'une soirée organisée par l'association de Manu Selliez Terre Tous Transition au BookKafé de Bruay-Labuissière.

Le café était plein. Et, ce qui est génial, c'est que l'assistance était différente de celle que l'on voit habituellement dans ce genre de soirée. Peu de personnes connaissaient la permaculture et encore moins la pratiquaient. C'était donc l'occasion de faire des adeptes.


Même si la permaculture est beaucoup plus qu'une technique de jardinage (comme je le dis dans mon livre, c'est une philosophie de vie, une manière de vivre et de penser, d’interagir avec les autres et avec son environnement) comme l'a martelé Gregory durant la soirée, je reste convaincue que c'est par la facette jardinage que l'on incitera les gens à s'intéresser à la permaculture.


Nos échanges avec Gregory ont été très intéressants, bien que trop courts. Il sait merveilleusement bien capter l'attention de son auditoire et ses propos ont suscité un grand intérêt et l'envie d'en savoir plus de la part de nombreux participants. 


En ce qui nous concerne, en peu de temps, il a compris notre "fonctionnement en mini-écosystème, de la fourche à la fourchette" (jardinage pour moi et cuisine végétarienne pour Katy) comme il a dit (et encore il ne connait pas nos autres activités journalières, par exemple le Qi Gong le matin, ou l'écriture dans nos autres blogs et sites d'épanouissement personnel, de santé et de bien-être).


Nous avons parlé également d'une connaissance commune Carine Mayo (auteure entre autres de Le guide de la permaculture urbaine) qui était venue manger et passer un moment à la maison et avec qui nous avons pu échanger durant quelques (trop courtes) heures. J'espère qu'il pourra lui aussi, à l'occasion d'un autre passage dans la région, venir passer un moment chez nous.


J'en ai profité, avant que la soirée ne commence pour faire dédicacer par Gregory, mon exemplaire. Je le remercie pour cette gentille attention :





Bref, nous avons passé un très bon moment. C'est toujours agréable de pouvoir échanger sur sa passion et la partager.



..................

mercredi 21 mars 2018

13 éme semaine pour les alternatives aux pesticides



Du 20 au 30 mars a lieu la semaine pour les alternatives aux pesticides.

Au sujet de l'importance du zéro phyto, je vous renvoie à mon article du 6 septembre 2017 : Pourquoi le zéro phyto c'est important ?

Cette 13éme édition est placée sous le signe de l'alimentation.

Des centaines d'événements auront lieu cette semaine :
  • des ciné-débats, 
  • des conférences, 
  • des expositions, 
  • des visites de fermes, de jardins, 
  • des ballades, 
  • des démonstrations de matériel alternatif de désherbage
  • etc.

Renseignez-vous près de chez vous, avec une quarantaine de partenaires nationaux, une vingtaine de partenaires internationaux et d’environ 400 acteurs de terrains, il y a forcèment une manifestation prévue près de chez vous.

Par exemple, dans ce cadre, une projection-débat du film Zéro Phyto 100 % bio aura lieu à Bailleul le 25 mars 2018.



Pour toutes les infos et connaître les autres régions de France où le film est diffusé, vous pouvez consulter la liste des projections ici : https://www.dahu.bio/evenements/?idU=1&layout=timeline


Le thème de cette année est l'alimentation. C'est un enjeu crucial pour notre santé et pour la transition écologique. Nous ne pouvons pas continuer à soutenir une agriculture :

  • qui appauvrit les sols, la biodiversité et les agriculteurs, 
  • qui enrichit les industriels de l'agro-business, les producteurs de produits phyto et les semenciers,
  • et qui détruit la santé humaine.


C'est nous, consommateurs qui pouvons devenir conso-acteurs et pouvons soutenir un autre système agricole, en choisissant de consommer autrement. C'est également nous, en tant que jardinier qui pouvons montrer l'exemple en jardinant bio et en propageant le virus du jardinage autour de nous.


Si vous voulez manger plus sainement, en refusant les plats industriels et en cuisinant du fait-maison, je vous rappelle que vous pouvez trouver de très nombreuses recettes bios, gourmandes et végétariennes (plus de 1000 !!!) sur le blog de Katy Gawelik, ma chef cuistot Les Gourmandes Astucieuses

Et, si vous ne jardinez pas encore totalement bio (ou pire pas du tout bio), vous pourrez retrouver de nombreux conseils et astuces pour passer au bio dans mon livre Mon jardin devient bio : comment passer d'un jardinage conventionnel à un jardinagebiologique ?


lundi 19 mars 2018

Semis de printemps sous tunnels de culture Modul'o



Dans le nord de la France, les mini-serres et tunnels sont indispensables en début de saison.

Je disposais déjà des tunnels de semis Modul'o. Je les utilise depuis 2016 (voir mon article ici) et j'en suis très satisfaite. Mais, ils sont plutôt destinés aux semis qui vont être repiqués ou aux semis de plantes couvre-sol, car la hauteur et la largeur restent limitées.

Donc, là j'ai décidé d'y associer les tunnels de culture Modul'o de chez Pouss'vert.




Si vous suivez ce blog, vous avez dû remarquer que je suis fan des produits de chez Pouss'vert.
En effet,
  • c'est une société française avec des produits fabriqués en France (dans la Drôme),
  • les produits ont une longue durée de vie,
  • ils sont garantis plusieurs années (là pour les tunnels de culture c'est 5 ans),
  • ils sont bien pensés et très pratiques,
  • ils sont en Polypropylène traités anti-UV.


Les tunnels de culture sont bien grands : 79 cm de long, 59 cm de large et 50 cm de haut.
Ils sont équipés de ventilation réglable et d'une grande trappe d'accès rabattable.






Comme tous les tunnels Modul'o, ils s’emboîtent facilement les uns dans les autres et comportent des cases avec des trous sur le dessus pour l'arrosage. Les embouts viennent s'ajouter de chaque côté.




Des trous dans le bas permettent de mettre des crochets pour éviter que les modules ne s'envolent.




Comme je devais faire mes premiers semis dans ma couche, cela tombait bien, car la fenêtre et la porte-fenêtre que j'avais mises l'année dernière en couverture ont une partie des vitres cassées.

J'ai donc semé 4 rangées de graines.

J'ai commencé par ajouter un peu de terre végétale dans la couche, car le niveau avait fortement baissé.

Puis j'ai tracé mes sillons et j'ai semé (en commençant par le haut)

  • des navets de printemps (navets de Nancy)
  • des épinards
  • des radis red meat et jaune d'or
  • des radis 18 jours




J'ai recouvert les sillons d'un peu de terreau et j'ai tassé.




Puis j'ai bien arrosé.




J'ai ajouté les tunnels de culture Modul'o.




Ils protégeront les semis du froid, mais également des oiseaux, de Gribouille et des canards.

Lorsque les semis seront sortis, je pourrais aérer en ouvrant les trappes.




J'ai installé les piquets pour éviter qu'ils ne s'envolent.




A la mi-mai, je remplacerais ces légumes de printemps par des pieds de tomate, physalis, tomatillo, poivron, piment et aubergine.
Lorsqu'ils auront atteint le haut du tunnel, je laisserai les trappes grandes ouvertes. Et, s'il fait trop chaud à l'intérieur, je les enlèverais.
Et, à l'automne, je pourrais refaire un nouveau semis d'hiver.
J'ai l'impression que ces tunnels de culture vont rester là toute l'année !!


samedi 17 mars 2018

Les plantes bio-indicatrices



Je vous propose aujourd'hui une petite vidéo sur les plantes bio-indicatrices.

Les plantes bio-indicatrices sont des plantes dont la présence nous donnent des indications sur le type de sol dans lequel elles poussent. Elles vont nous donner des informations sur :

  •  la composition du sol
  • les carences ou les excès du sol
  • les organismes microscopiques du sol
  • la structure du sol


..........

mercredi 14 mars 2018

A la découverte des néo-paysans



Je vous propose de découvrir, dans cette vidéo, les néo-paysans.
Ces nouveaux acteurs du monde agricole utilisent de nouvelles techniques d'agricultures de bons sens ou remettent au goût du jour et modernisent des techniques ancestrales. Ils viennent grossir les rangs des agriculteurs qui ont fait le choix de sortir d'une agriculture productiviste et de privilégier un mode de culture plus humaniste, plus solidaire, plus respectueux du sol, de la nature, de l'environnement et de la santé humaine.




                

lundi 12 mars 2018

La lasagne, une bonne recette pour créer du sol



La culture en lasagnes, si on veut la réussir à chaque fois, est plus complexe qu'il n'y paraît.
C'est pourquoi, Terre vivante vient de sortir un ouvrage sur le sujet intitulé Je cultive en lasagnes partout et toute l'année, écrit par Brigitte Lapouge-Déjean , Franck David et Serge Lapouge.

La lasagne permet par l'accumulation successive de matière (en alternant les couches de matière azotée et les couches de matière carbonée de créer de l'humus. C'est un peu un compost qui est utilisé avant décomposition.

Cette technique permet de créer du sol n'importe où (même sur du béton ou du bitume) en recyclant des matériaux gratuits. Ces matériaux qui sont considérés comme des déchets au départ, deviennent des ressources, c'est-à-dire les éléments des lasagnes.
Mais ce processus, même s'il est simple, ne se réalise pas n'importe comment.

Les auteurs commencent par nous expliquer ce qu'est une lasagne et comment cela fonctionne. Ils nous indiquent où trouver les matériaux nécessaires, les outils indispensables et nous parlent du rôle des décomposeurs et notamment celui des vers. Ils nous donnent également des conseils pour préparer nos plants.

Ils passent ensuite à la pratique et nos explique comment réaliser une lasagne pas-à-pas, comment planter à l'intérieur et comment cultiver.

Enfin, les auteurs nous proposent différents types de lasagnes au fil des saisons, en fonction des plantes cultivées.


Voilà une technique simple, réalisable par tous, qui devrait plaire aux alchimistes : on transforme vraiment du plomb (les déchets) en or (le bon humus). Que vous ayez un potager, une terrasse, un balcon, une surface goudronnée ou bétonnée et que vous vouliez avoir des récoltes abondantes, ce livre est fait pour vous.


samedi 10 mars 2018

Que planter dans un jardin en permaculture ?



Si vous débutez en permaculture, vous ne savez pas forcément quels sont les plantes incontournables qu'il vous faudra planter. Je vous propose aujourd'hui, une liste contenant quelques exemples.

Qui dit permaculture, dit culture permanente donc les premières plantes à installer sont des plantes pérennes c'est à dire :

  • des plantes vivaces,
  • des plantes qui se ressèment seules,
  • des plantes qui se naturalisent.




Vous pouvez commencer par planter des aromatiques :
  • Ail éléphant
  • Camomille (plusieurs variétés)
  • Ciboulette
  • Ciboule de Chine
  • Cive de St Jacques
  • Estragon de Russie
  • Hysope
  • Lavande
  • Menthe (nombreuses variétés)
  • Oignon rocambole
  • Origan
  • Romarin
  • Thym (plusieurs variétés)
  • Sarriette des montagnes
  • Sauge (nombreuses variétés)
  • Verveine (plusieurs variétés)
  • Etc.



Vous pouvez ajouter quelques plantes vivaces :
  • Asperge (plusieurs variétés)
  • Artichaut (plusieurs variétés)
  • Chénopode (plusieurs variétés)
  • Consoude
  • Chou de Daubenton
  • Fraisiers (nombreuses variétés)
  • Mauve (plusieurs variétés)
  • Oseille (nombreuses variétés)
  • Poireau perpétuel
  • Roquette vivace
  • Rhubarbe (nombreuses variétés)
  • Safran
  • Etc.




Vous pouvez planter également quelques légumes qui se naturalisent :
  • Héliantis
  • Oca du Pérou
  • Topinambours.


Vous pouvez inclure quelques plantes se ressemant seules :
  • Arroche (plusieurs variétés)
  • Blette (nombreuses variétés)
  • Bourrache
  • Capucine
  • Persil
  • Salades
  • Soucis
  • Etc.



A vous de choisir ce qui pourra convenir à votre environnement (sol, climat, etc..), à vos besoins, à vos goûts.

Enfin à cela viendront s'ajouter des plantes sauvages, des arbres et des arbustes fruitiers.

Avec ça, vous avez déjà de quoi manger, non ?


                    

mercredi 7 mars 2018

Comment faire du dentifrice maison


Pendant quelques années, j'ai cherché des moyens de faire du dentifrice maison. J'avais testé plusieurs recettes, mais à chaque fois, n'étant pas satisfaite, je retournais au dentifrice industriel.

Depuis un an environ, j'ai enfin réussi à créer une recette qui me convienne, aussi bien au niveau des dents, des gencives que de l'haleine.

Je vous propose donc ma recette qui est assez simple et ne demande pas beaucoup d'ingrédients.

Pour réaliser le dentifrice maison il vous faut :


  • 1 petit bocal
  • du blanc de Meudon
  • de l'huile de coco
  • de l'huile essentielle de Tea-Tree
  • de l'huile essentielle d'Eucalyptus



Je commence par mettre 5 cuillères à café d'huile de coco vierge (aux propriétés antioxydantes, antibactériennes et anti-infectieuses).




Je la fais fondre doucement (l'été au bain-marie et l'hiver près du poêle.




J'ajoute ensuite 3 cuillères à café de blanc de Meudon (épaississant et abrasif doux, plus fin donc moins abrasif que le bicarbonate).




Je mélange bien en évitant d'avoir des grumeaux.



J'ajoute ensuite 3 gouttes d'huile essentielle de Tea Tree (antiseptique) et 2 gouttes d'huile essentielle d'Eucalyptus globulus (antibactérienne, antiseptique). Cette dernière donne un léger goût mentholé à la préparation. Vous pouvez doubler les quantités d'huile essentielle d'Eucalyptus si vous voulez un goût plus prononcé.




Je mets la préparation dans un endroit frais (couloir) tout en continuant à mélanger régulièrement (pour éviter que le blanc de Meudon descende dans le fond) jusqu'à l'obtention d'une consistance pâteuse.


Voilà le dentifrice est terminé. Pour en déposer une noix sur ma brosse à dents, j'utilise un vieux couteau à beurre.

lundi 5 mars 2018

75% des variétés comestibles ont disparu alors cultivons la biodiversité !



C'est urgent !!  75% des variétés comestibles ont déjà disparu. Il faut donc cultiver au plus vite la biodiversité pour sauver les variétés restantes !

Selon l'International Livestock Research Institute, l'alimentation humaine ne repose que sur 12 espèces végétales (et 5 espèces animales).

La monoculture accroît les risques de maladies dans les cultures, de famines, de spéculation au niveau des prix, de main mise sur la production et sur le vivant, impose l'utilisation d'engrais et de pesticides.

Il est donc grand temps de protéger les variétés qui restent et de se mettre à la recherche de variétés anciennes. 

En cultivant à nouveau ces dernières et en les partageant dans les grainothèques et les échangeant dans les trocs de graines, on pourra les faire revivre et les empêcher de disparaître !

En refusant toutes les variétés dites F1 et en achetant vos graines bios chez des producteurs bios  qui se consacrent à la protection de la biodiversité et à la production et la distribution de semences potagères et céréalières, de variétés anciennes, vous favorisez la biodiversité des semences.

En achetant vos fruits et légumes chez des producteurs bios, vous encouragez ceux-ci à produire des variétés adaptées à leur sol, à leur climat, ne demandant pas d'intrants chimiques.  Cela leur permet aussi de conserver et de développer des traditions et des savoirs faire anciens.



......

samedi 3 mars 2018

L'humusation, de la permaculture ultime ?



Je vous ai déjà parlé il y a quelques années des solutions envisageables, lors de notre mort, pour que celle-ci soit la plus écologique possible (voir l'article de 2015 ici).

Les choses ont un peu évolué depuis, les cercueils en carton sont maintenant plus facilement trouvables et il existe même des urnes biodégradables pour mettre les cendres des défunts. Mais, pour les personnes désirant être incinérées, les crématoriums sont toujours aussi réticents et imposent souvent des taxes supplémentaires (quand ils ne refusent pas carrément le cercueil en carton).

Je crois aujourd'hui avoir trouvé la bonne solution : l'humusation.

En effet, en tant que Guide Composteur et Permacultrice expérimentée et militante, quoi de mieux que de terminer en humus pour le sol ?

Ce procédé écologique et permaculturel, utilise les micro-organismes présents dans du broyat pour transformer le corps humain en bon humus en une douzaine de mois.

C'est de la permaculture ultime puisque que le déchet corps devient une ressource (ou partie d'une ressource) d'un autre processus qui est la création d'humus. Ainsi tout se recycle vraiment jusqu'au bout !

Voilà une technique simple et peu coûteuse. Est-elle moins polluante ? Oui c'est certain ! Avec les techniques traditionnelles, les personnes qui avaient des plombages au mercure ou des prothèses en silicone, en titane, etc. polluaient le sol ou l'air (le sol, dans le cas de l'inhumation et l'air pour l'incinération.) Alors que là, ces objets non dégradables pourront être récupérés au bout d'environ 3 mois.


Concrètement comment cela se déroule-t-il ?


  • Le corps débarrassé de ses vêtements (s'ils ne sont pas biodégradables) et de ses bijoux est installé dans un linceul en tissu biodégradable.
  • Il est déposé sur un lit de broyat (composé de bois d'élagage et de lignite broyés, gorgés d'eau de pluie) de 20 cm d'épaisseur.
  • Le corps est ensuite recouvert de 2 m3 de ce broyat.
  • Puis une couche de paille, de feuilles mortes, de tonte d'herbe séchée vient servir de couverture pour garder la chaleur afin d’accélérer la décomposition.
  • Au bout de 3 mois de compostage, les matières non dégradables seront retirées et les os, riches en phosphore et en calcium et devenus friables, seront réduits en poudre.
  • Cette poudre mélangée à de l'argile sera incorporée au tas de broyat qui sera reconstitué.
  • Au bout de 12 mois, l'ensemble se sera transformé en super-humus, prêt à fertiliser les sols.


J'avoue que l'idée de me transformer en bon humus pour nourrir le sol me plaît énormément.

Bon, il reste un seul problème, mais de taille, à résoudre : pour le moment c'est interdit en France !

J'espère que lorsque l'heure de ma mort sera venue (le plus tard possible évidemment), ce problème de réglementation sera réglé et qu'il sera possible de m'installer dans mon jardin, recouverte de bon broyat afin que je puisse me transformer en 1,5 m3 de super-compost !





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